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jeudi 20 février 2014

Black Bird de Kanoko Sakurakôji




Black Bird
Kanoko Sakurakôji
(18 tomes parus)
Pika

Résumé : En gros, l’histoire d’une jeune lycéenne, Misao, qui retrouve son amour d’enfance, Kyo, qui se trouve être un Yokaï (en gros, un démon japonais, pour ceux qui sont, comme moi des vraies daubes en mythologie japonaise). À travers dix-huit tomes, on suit leur histoire d’amour et tous les ennemis qu’ils doivent affronter pour être ensemble.


Mon avis :
Ce Manga fait partie d’une des trois séries que j’ai fini en mangas (avec Hana Kimi et Flowers for Seri) et elle a bien de la chance d’être finie. C’est une série assez inégale, en fait. Parce que dès qu’on lit un excellent tome, le prochain est nul, il se passe rien et on s’ennuie. Mais avant d’aller plus loin dans la critique, je tiens à préciser que ce n’est pas une série pour enfant. C’est très loin du Yaoi hard mais voilà quoi, je veux pas qu’on m’accuse de détruire l’innocence de jeunes enfants. ^^

Bref, je disais donc qu’à chaque fois que je trouvais un tome bien, que je mourrais d’envie d’aller lire la suite sur internet, en anglais, le suivant était mou et toute l’ambiance parfois inquiétante et sombre retombait comme un soufflé. Au final, je suis contente de l’avoir finie, mais plus parce que je voulais connaître le fin mot de l’histoire. En gros, Misao est la senka, une personne super rare que les démons recherchent, soient pour la manger (littéralement) pour accroître leur puissance, soit faire d’elle leur femme (comme c’est pratique, c’est exactement ce que veut Kyo) afin d’accroître le prestige et la puissance de leur clan. Or, beaucoup de monde veut Misao. Bien sûr, Kyo fait tout ce qu’il peut pour la protéger, et bien sûr Misao fait tout ce qu’elle peut pour se mettre dans les emmerdes, sinon, c’est pas drôle. 

Sérieusement, j’en ai marre des héroïnes de mangas niaises et qui pensent que tout le monde cache un bisounours au fond de soi. L’intrigue principale est qu’il y a un ouvrage qui raconte la vie passée d’une senka, qui aimait un Yokaï. Mais leur histoire a mal finie et tout ça. Sauf que nos deux héros se retrouvent confrontés à la même situation et qu’ils doivent trouver un moyen pour être enfin heureux ensemble sans mettre en péril la vie de Misao. J’attendais la fin avec impatience, pour savoir comment ils allaient faire pour se dépatouiller de l’emmerde dans laquelle ils s’étaient mis. 

Je pourrais au moins leur accorder le crédit de m’avoir surprise, parce que je voyais pas trop comment Kyo pouvait sauver Misao. Je ne vous spoile pas en disant qu’il a réussi (c’est un shojo, hein, je connais pas beaucoup de shojo qui finisse mal…à vrai dire, aucun) mais que je reste un peu déçue sur la manière dont il s’y est pris. Je sais pas, ça manque de quelque chose. C’est crédible (autant que peut l’être un shojo) mais il me manque un truc.
Je dirais entre 13 et 14/20 pour la note. C’est bien, mais inégal. Et comme souvent dans les shojos, on a envie de baffer l’héroïne, mais bon ça, on commence à être habituée. ^^
 
Gaef

mardi 2 avril 2013

Princess Jellyfish d'Akiko Higashimura


Princess Jellyfish
Akiko Higashimura
Éditeur : Akata Delcourt
Date de parution: 12 octobre 2011 (7 volumes parus)
Prix: 6€99
192 pages
 
La maison d’édition 
Filiale manga du groupe Delcourt, Akata est surtout connu pour ses excellentissimes shôjo qui, pour la plupart, allient scénario de qualité, personnages féminins charismatiques pas trop cruches et dessin magnifique (Fuits Basket, Nana, Switch Girl…). Leurs titres shônen sont également de qualité (Beck, Coq de combat). En plus, ils sont précurseurs en terme de lecture en ligne, nous permettant de découvrir les premiers chapitres de leurs titres. Et leur site est simple et clair. Mais ce n’est que mon opinion personnelle.
La quatrième de couverture
 « Tsukimi, venue à Tokyo pour devenir illustratrice, est une fan hardcore de méduses. Elle accède alors au privilège d'intégrer la très select résidence Amamizu, une antre interdite aux hommes et peuplée de jeunes femmes otaku aux passions aussi diverses qu'encombrantes ! Mais alors qu'un soir Tsukimi rend visite à une adorable médusette enfermée dans un minuscule aquarium, son destin va être bouleversé par une jeune fille bien trop fashion pour être vraie...

Princess Jellyfish, c'est l'histoire délirante de six colocataires no life, dont le quotidien hermétique et monomaniaque va se fissurer suite à l'arrivée en fanfare d'une "nana" trop extravertie pour elles. »
Mon avis
La première fois que j’ai entendu parler de Princess Jellyfish, c’était à la Japan Expo 2011 (ça ne nous rajeunit pas). Je m’attendais à une comédie clichée sur l’opposition jolies filles branchées/geekettes  complexées mais j’avais tort ! Entrez donc dans la résidence Amamizu où vivent les Amars, des femmes ayant pour points communs des passions dévorantes et assez inhabituelles comme les trains, les hommes d’âge mûr ou un roman chinois. Ces femmes vivent en dehors du monde, ne sachant pas du tout comment réagir face à certaines situations nous paraissant simples (aller au restaurant, visiter une exposition très fréquentée, parler à quelqu’un de bien habillé…). Mais cette vie leur convient. Jusqu’au jour où Tsukimi rencontre par hasard une jeune femme splendide, l’ennemie typique des Amars . Seulement, la jeune femme n’est pas ce qu’elle semble être et est bien décidée à devenir amie avec ces « princesses otakus », changeant leurs vies à jamais…
Je ne peux pas vous en dire plus parce que le début de l’histoire réserve une sacrée surprise au lecteur (sauf si comme moi vous vous spoilez sans le faire exprès, ce qui gâche tout) mais ce manga est tout simplement génial !
Les personnages sont très attachants et originaux. Ils sont plus âgés que la plupart des héros de shôjos (il ne s’agit ici pas des aventures de lycéens mais d’adultes un peu spéciaux) et surtout, toutes les morphologies sont représentées (petite taille, embonpoint, myopie, dos vouté, silhouette longiligne ou plantureuse…) ainsi que tous les styles (kimonos, fashion victim, jogging, costume, coupe afro...). Les Amars sont toutes très mignonnes et passionnées, très calées dans leurs sujets de prédilection mais complètement à côté de la plaque dans la vie de tous les jours (Mayaya et Banba sont mes préférées pour cette raison). On a envie de les laisser dans leur rêve, voire de les rejoindre. Pour autant, leurs adversaires ne sont pas entièrement mauvais, on se surprend même à les aimer aussi. Je ne sais pas si c’est parce que les personnages ne sont pas des adolescents mais aucun personnage n’est stéréotypé plus que nécessaire (on échappe au schéma héroïne naïve et gentille/peste imbuvable). Et ils sont bien développés, y compris les hommes et les seconds rôles (avant Hanamori le chauffeur, un mec parlant de voitures ne m’aurait pas intéressé mais là je bois ses paroles). L’héroïne Tsukimi est plus classique (orpheline de mère, peu sûre d’elle…) mais elle est touchante et pleine de ressources.
Je craignais au début que les histoires d’amour soient trop prévisibles mais là, je ne suis plus sûre de rien (je veux que Jiji et le père de Kuranosuke finissent ensemble !).
Le dessin est adorable, mêlant style classique avec rondeurs et motifs psychédéliques (ça m’y fait penser toujours). Les vêtements sont trop beaux, on rêve de les porter. Les dialogues sont bourrés d’humour et les références à la pop-culture sont nombreuses, il ne se passe pas un chapitre sans que j’éclate de rire, entre jeux de mots, quiproquos et situations loufoques (le père et l’oncle de Kuranosuke sont des petits vieux complètement imprévisibles, c’est excellent). Et mention spéciale au manga lui-même : les jaquettes sont jolies, colorées, joyeuses…Et le thème de la méduse est respecté jusque dans les pages de notes !
En résumé points forts/points faibles
Les +
-          L’histoire pleine de surprise et marrante
-          Les personnages humains
-          Le dessin
Les -
-          Je n’ai pas d’élément négatif pour ce manga, sauf peut-être le prix, 6€99 (loin, le temps béni où les mangas coûtaient en moyenne 5€75…)
Une note
18/20. C’est un de mes mangas préférés.
Alors à qui le conseiller ?
Plutôt aux filles, quel que soit leur style, car on peut aisément s’identifier à l’une des protagonistes.  Par contre attention, vous aurez peut-être envie de revêtir votre armure de princesse des temps modernes pour conquérir la ville après lecture…
 
 

 

dimanche 24 mars 2013

Parmi eux de Hisaya Nakajo


Parmi eux
(Hanazakari no kimitachi e en VO)
Hisaya Nakajo
Edition Tonkam
Publiés entre 2005 et 2008

La Maison d'édition :
Maison d'édition spécialisée en manga, créée en 1993. Je ne m'étendrais pas plus, j'avoue que j'y connais pas des masses à l'édition de mangas, sachant que j'ai à peine une quarantaine de tomes (je dis à peine parce que certains en ont deux cent voire plus) et la moitié, c'est la série d'Hisaya Nakajo.

Résumé :
Je vais pas faire un résumé par tome, parce que y en a 24, alors j'y serais encore demain. Bref, en gros, c'est l'histoire de Mizuki, une jeune fille qui vit en Amérique et qui retourne au Japon pour intégrer l'école de son idole Izumi Sano. Seulement, c'est un pensionnat pour garçon exclusivement, aussi, va-t-elle devoir se travestir pour rejoindre son héros.

Mon avis :
Alors, O.K., vu le résumé, on pourrait se dire OMG, cette fille est une neuneu comme on en a rarement vu. A ma décharge, je dirais que j'ai découvert ces mangas grâce à la série télévisée et que, dans la série, Mizuki a rejoint l'école parce qu'Izumi a arrêté de sauter (saut en hauteur) à cause d'une blessure qu'il a reçue quand il a voulut la sauver d'une agression. Alors pour le convaincre de reprendre le saut (auquel il excellait), elle rejoint son pensionnat. D'accord, là aussi c'est bizarre mais moins que partir parce que c'est son idole. Toujours est-il que si je n'avais pas vu la série, je n'aurais pas lu les mangas à cause de la débilité profonde de la raison qui pousse Mizuki à rejoindre le Japon. Et j'aurais loupé une série géniale. C'est drôle, sérieusement, Nakatsu me fait mourir de rire, il est adorable à être persuadé d'être gay alors qu'il veut pas mais il aime quand même Mizuki, bref, il est génial. D'ailleurs, si vous avez la flemme de lire 24 tomes, regardez la série, l'acteur qui joue Nakatsu est juste génial. Il joue superbement bien son personnage, même si c'est parfois un peu surjoué, comme dans tous les films et séries asiatiques.
Bref, les répliques sont cultes, les situations loufoques et parfois pas crédibles mais c'est cette dérision et cet humour qu'on trouve très peu dans les shojo qui donne une véritable force à cette série géniale.
Mizuki et ses interminables questions existentielles, Izumi et ses sentiments qu'il veut pas dévoiler... 

Les points forts :

Les + :
- Nakatsu ! Mon chouchou ! Sérieux, même si je voulais que Mizuki finisse avec Izumi, j'étais trop triste pour Nakatsu.
- Tous les personnages secondaires. Entre le gay amoureux du chef de dortoir playboy et hétéro jusqu'au bout des cuticules (expression de mon professeur de Civilisation Grecque), le mec aux ondes (j'arrive rarement à retenir les noms des personnages), Oscar, le médecin gay qui a une phobie de son ex...Bref, l'histoire est surtout à lire pour toutes les histoires qui se dévelloppent autour des personnages secondaires.

Les - :
- Parfois un peu longuet, c'est vrai que parfois, ça traîne en longueur mais ce sont des mangas, c'est normal. Au moins, la série reste cohérente.
- Nakatsu qui finit tout seul. Sniff...

Une note ? :

18/20.
Une des meilleures et seules série de mangas que j'ai chez moi (avec Black Bird [en cours] et Vampire Knight [là, je me suis arrêtée au 7]).
Même si vous aimez pas les shojo, croyez-moi, l'humour vaut le détour.

Gaef


samedi 23 mars 2013

Geonbae de Kim Young-bin et Hong Dong-kee




Geonbae 
Un panorama réjouissant des alcools traditionnels coréens !!
 Texte : Kim Young-bin
Dessin : Hong Dong-kee

Editeur : Clair de Lune
Collection : Encre de Chine
Date de sortie : 05/07/2012
Prix : 15.90 €
240 pages


La maison d'édition :
Clair de Lune a vu le jour en 2009 et est spécialisé dans les bandes dessinées. Cette maison d'édition possède trois collections. L'une est consacrée à la bande dessinée occidentale, une autre à la bande dessinée italienne (plus connu sous le nom de Fumetti) et la dernière à la production asiatique (mangas, manhwas).


La quatrième de couverture :
Il existerait des centaines de variétés d'alcools !
Et vous, qu'est-ce que vous buvez ?

La Corée occupe le deuxième rang mondial en matière de consommation d'alcool par habitants. 47, 6% des salariés interrogés estiment que boire est indispensable pour réussir ! Que choisir à l'heure où la Hallyu (vague coréenne, ce terme désigne l'engouement pour la culture populaire coréenne à l'international) coïncide avec le "boom du Makgeolli" ?

"Geonbae" annonce un retour en fanfare des alcools traditionnels coréens, longtemps délaissés au profit des vins et des Sakés !

La légende raconte que le maître du jardin de fleurs céleste a créé le Seocheonju pour charmer sa bien-aimée de 18 ans son cadet ! Fidèle à son credo "faire du neuf avec du vieux", le label Séoul Jangsu est le plus ardent défenseur de notre makgeolli national ! Song Myeong Seop a été sacré comme le "makgeolli originel" par le professeur Ju Baek Ryeong, grand buveur devant l'Eternel ! Le jukryeokgo est autant un alcool qu'un fortifiant. Le général Nokdu a pu retrouver force et vitalité pendant son emprisonnement grâce à ce breuvage d'exception !


Mon avis :
Dans la famille bande dessinée gastronomique, je demande Geonbae !

Après les japonais avec Les Gouttes de Dieu de Shû Okimoto et Agi Tadashi et les français avec Lord of Burger d'Audrey Alwett, Arleston, Daniela Vetro et Alessandro Barbucci et Un Prince à croquer de Patricia Lyfong (séries que l'on vous présentera plus tard) qui tournent tous autour de la gastronomie, c'est au tour des coréens de nous titiller les papilles gustatives avec ce titre aux multiples saveurs. Décidément, la bande dessinée gastronomique a le vent en poupe en ce moment! 

"Geonbae" comme "Kampai" en japonais veut dire "santé"! Ce manhwa nous invite donc à faire la connaissance des différents alcools qui existent en Corée. Cependant cette BD n'est pas qu'une simple présentation. Au contraire, aux fils des chapitres, le lecteur pourra aussi découvrir le mode de vie et l'histoire alimentaire des coréens.

Nous suivons aussi les histoires autour des personnages principaux.
Yu Tae-Gyong, 29 ans, scénariste de documentaire débutante un peu coincée possède, bien évidemment, un extraordinaire odorat et des papilles gustatives au-dessus de la moyenne. Mais, comme il se doit notre héroïne a un GROS point faible : elle ne supporte pas l'alcool. Assez paradoxal quand on sait qu'elle va faire un documentaire sur les alcools coréens !!
Le deuxième personnage est Gang Dong-Il, près de 40 ans, un brin voyou, qui travaille dans le secteur de la fabrication d'alcool, qui aime bien boire et cache une part de mystère.
Un peu stéréotypé vous me direz ? Bah, oui, je suis un peu de votre avis. Mais en même temps, c'est avant tout une BD qui présente les différents alcools donc les personnages sont presque là pour faire de la figuration en gros. Mais, ils ont sympas et c'est avec grand plaisir qu'on suit leur croisade à travers les différents alcools coréens. 
Cependant, Gang Dong-Il apporte une touche de mystère qui relève un peu le côté documentaire du scénario.

Bon voilà pour les bons côtés mais il en existe, hélas, des mauvais. Par exemple, commençons par le prix. 15, 90 €, c'est trop cher pour un bande dessiné en noir et blanc !! Bon, j'admets que le format et les pages de bonnes qualités aident en ce sens. Mais, je ne pense pas que l'éditeur était obligé de faire la BD de cette façon sauf si c'est l'éditeur en Corée qui a fait une demande particulière. Mais, je persiste et trouve le prix trop élevé!

L'autre défaut de cette série est le nom des différents alcools! Si on est néophyte en coréen, on est assez vite perdu avec tous ces noms entre le Seochenonju ou encore le jukryeokgo. 


En résumé : Points forts / Points faibles
Les + :

La lecture ludique d'une gastronomie étrangère à la notre.

Des personnages attachants qui nous guident dans les méandres des spiritueux du pays du matin calme.

La touche de mystère.

Les - :

Le prix trop élevé.

Les noms des différents alcools.


Une note ? 

14/20 

J'ai apprécié cette lecture par son côté ludique et instructif. Bon, cela ne rejoint pas le manga Les Gouttes de Dieu par son scénario à la fois documentaire et aventure mais les auteurs ont réussi le pari de faire connaitre à travers leur manhwa une culture différente de la notre. Bien entendu, à la base cette BD était destinée au public coréen et non à nous, lecteurs français. Et c'est là que le défi est encore plus grand, ils ont réussi à faire en sorte que leur BD traverse les frontières !


Alors, à qui le conseiller ? 

Je conseille ce manhwa  à tous les curieux qui veulent découvrir une gastronomie différente par rapport à la notre. 

Donc, voilà mon premier coup de cœur ! J'espère que cela vous a plu, malgré la longueur, ^^, et que j'aurais réussi à vous convaincre de faire la connaissance de cette bande dessinée.

Billy

Geek and Girly de Rutile et Nephyla




Geek and Girly
 Rutile et Nephyla
Collection: Strawberry / Editeur: Soleil
Date de sortie: 23/09/2009
80 pages



La maison d’édition :


Geek & Girly a été publié dans la collection Strawberry de la maison d’édition Soleil en 2009.
La collection Strewberry a été créée par Audrey Alwett (scénariste, directrice de collection et j’en passe) et a commencé en petit format.
Malheureusement un an plus tard, ces formats réduits ont été abandonnés à cause du manque de succès (et probablement aussi par manque de bonne volonté de la part du grand patron de Soleil de l’époque). À mon sens, il aurait fallu laisser une chance à cette collection petit format, le temps au bouche à oreille de se faire et à la collection de s’épanouir. Mais je ne suis pas éditrice et sans aucun doute plusieurs éléments m’échappent.
Cependant rassurez-vous cette collection existe toujours, mais en grand format cette fois. Malheureusement les œuvres commencées en petits formats n’ont pas été poursuivies en grands formats (Ça va, vous suivez ? Bien ! C’est vrai que l’on s’y perd !).


La quatrième de couverture :


Tout bascule pour Quentin, quand son délégué de classe bizarroïde lui fait découvrir un jeu de drague en ligne complètement addictif. Adieu, sa vie de playboy, adieu sa vie tout court : il n'en a plus ! Devenu accro, son désir le plus cher est d'être le premier à compléter le jeu et se faire consacrer « Dieu de la drague ». Et si le mystérieux créateur du jeu était en réalité une créatrice ? Et si c'était la seule fille au monde qu'il ne parvienne jamais à séduire ?


Mon avis :


Habituellement, je me méfie des shojos à la française, Geek & Girly m’a démontré que j’avais tort. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette histoire et ses personnages.
Même si l’histoire de fond est assez simple (une geekette, un triangle amoureux voir un quatuor si Gaef a raison à propos du personnage d’Estelle), elle reste efficace et rafraichissante.
D’accord, je vous accorde que l’histoire de la geekette qui tombe amoureuse du playboy et du playboy qui tombe amoureux de la geekette (enfin j’espère), et in fine chacun dépasse son orgueil et ses préjugés (Haha quelle référence !) ; c’est du déjà vu. Oui c’est vrai, c’est bien vrai et encore vrai. Mais grâce au talent de ses deux auteurs, Geek & Girly se démarque des autres œuvres de sa catégorie.
L’histoire est bien menée avec une petite touche d’originalité (Je parle de Quentin, playboy IRL, loser dans le jeu), les personnages sont hauts en couleur et attachants.
Au fil de la lecture, on s’aperçoit qu’ils sont plus profonds et complexes qu’il n’y parait, souffrant de leurs conditions respectives.
On passe un excellent moment avec cette petite bande dessinée, on s’amuse énormément et l’on rit beaucoup.
Pour le moment il est impossible de savoir jusqu’où cette histoire va nous mener, mais faisons confiance aux auteurs, je suis certaine que la suite n’en sera que plus pétillante.
Passons au dessin maintenant, j’ai découvert Nephyla grâce à cette œuvre et j’ai énormément apprécié son trait de crayon. Ce que j’aime le plus sont ses personnages de toutes les tailles et de toutes les morphologies (ENFIN ! Je trouve ça beaucoup plus agréable et beaucoup plus réaliste que dans certaines autres œuvres où les protagonistes se ressemblent tous et où seulement la coiffure voire les yeux sont différents).
Les couleurs sont chatoyantes, c’est très coloré et agréable à l’œil.
Dans la bande dessinée il y a souvent des associations de scénariste et de dessinateur qui ne fonctionnent pas. Mais là je dois dire que pour moi ça fonctionne et ça fonctionne même très bien. Le style haut en couleur de Nephyla colle parfaitement au scénario drôle et décalé avec un brin de folie de Rutile.


En résumé : Points forts/ Points faibles


Les +  (il faut bien en trier) :

Le scénario est drôle et accrocheur. L’histoire est dynamique et regorge d’humour.
On ne s’ennuie pas un seul instant. Il n’y a aucun temps morts.

Les dessins collent parfaitement à l’ambiance, et les couleurs sont juste parfaites (enfin pour moi ;))

Les personnages ont tous leurs petites particularités et sont terriblement attachants !

Je l’ai prêté à plusieurs a plusieurs amies qui détestent lire et elles ont dévoré les deux tomes publiés d’une traite (ça compte non ?).

Les –  (il faut bien en trouver) :

Malheureusement la collection Strawberry en petit format a été stoppé et par extension
Geek & Girly aussi. Il n’est plus et ne sera  (pour l’instant) plus publié.
Heureusement ça continue sur Internet : http://geekandgirly.blogspot.fr/
Mais ne vous servez pas de ça comme prétexte pour ne pas le lire ! Si vous aimez les histoires girly comme moi, foncez !

C’est girly justement, je ne pense pas que le public masculin s’y intéressera. Une œuvre par des filles pour des filles (Girls Power !).
Mais ne vous en faites pas les filles, les hommes ne savent jamais ce qu’ils ratent !


Une note ?


17/20
J’ai été enchantée par cette histoire. Je la trouve drôle, pétillante, sémillante, chatoyante, rafraichissante et frétillante (Rayez la mention inutile !).
C’est frais, léger et très agréable. Le format convient parfaitement à l’histoire et le prix à l’époque de sa publication était plus que convenable (9€ si ma mémoire est bonne).
Dommage que Soleil n’ait pas souhaité poursuivre car il se prive d’une série pour filles avec un grand potentiel !

Alors, à qui le conseiller ?


Si vous êtes une grande lectrice de shojos mangas, de bandes belles dessinées romantiques (comme Elinor Jones et Princesse Sara par exemple) n’hésitez pas, Geek & Girly c’est fait pour vous.
Si vous en avez assez des héroïnes nian-nian et complètement passives, courez !
Si vous haïssez la galanterie parce que vous considérez qu’elle vous rabaisse, ne courez plus, volez ! Ne boudez pas votre plaisir !


Voila c’est tout pour Geek & Girly, le petit coup de cœur de toute la rédaction!

Lilith





L'avis de Gaef :

Une série haute en couleurs et rafraichissante. Très drôle avec des personnages complexes et un humour toujours très présent. Très girly (d'ailleurs je suis une pro Mathilde/Baptiste, j'aime pas les mecs du genre de Quentin, alors...), je doute que cela plaise aux représentatnts de la gente masculine, mais sait-on jamais ?
Je mettrais néanmoins un petit bémol sur la fin du tome 2 : la pseudo-révélation qui y est faite...j'avais déjà compris depuis le début et je ne voyais pas en quoi c'était une révélation, ça me semblait tellement évident. Mais en tout cas si vous aimez les jeux vidéos, que vous en avez marre des héroïnes stupides, naïves et niaises, Geek & Girly est fait pour vous ! 


L'avis de Billy:
 
Enfin un BD pour les filles où l'héroïne n'est pas une greluche sans cervelle qui ne pense qu'à vivre une relation amoureuse au lycée!! Au contraire, Mathilde est une geekette qui se moque royalement des garçons et ne pense qu'à concevoir des logiciels. De plus, elle a des formes avantageuses,  ce qui est assez rare pour une héroïne destinée aux adolescentes! En effet, la plupart du temps, les héroïnes de BD pour adolescentes (surtout dans les mangas) rentrent dans les normes conventionnelles de beauté! Cependant, Mathilde n'est pas la seule a relever la qualité de la bande dessinée, les autres personnages ont aussi leur charme!!
Ah, autre chose!! Moi, perso, je suis plus sur le couple Mathilde / Baptiste. J'ai toujours craqué pour les garçons intello à lunettes bien fringué, ^^!!
En tout cas, Geek & Girly est une BD faite pour les filles et par des filles qui n'ont pas froid aux yeux et qui savent ce qu'elles veulent!!  

L'avis de Lory:

Attention, titre d'exception! Pour tout dire, Geek & Girly est la BD qui m'a redonné envie de lire de la BD et m'a entraînée dans le monde fascinant des geekeries en tout genre. J'adore tous les personnages qui, comme l'ont dit mes trois complices, ont chacun un physique, un charme, des qualités, des défauts et des capacités uniques, ce qui est agréable. Je pense que c'est un titre qui peut plaire à tous car il aborde des sujets divers (peines de coeur, complexes, secrets, informatique...Oui, les garçons sont autorisés à s'intéresser à ces sujets aussi!) mais les filles seront évidemment plus séduites. Le dessin donne la pêche et l'humour fait mouche, une belle réussite sur toute la ligne. Et en vrac: Quentin/Mathilde, vive le girl power et les héroïnes rondes et surtout, vivement la suite!