mardi 2 avril 2013

Princess Jellyfish d'Akiko Higashimura


Princess Jellyfish
Akiko Higashimura
Éditeur : Akata Delcourt
Date de parution: 12 octobre 2011 (7 volumes parus)
Prix: 6€99
192 pages
 
La maison d’édition 
Filiale manga du groupe Delcourt, Akata est surtout connu pour ses excellentissimes shôjo qui, pour la plupart, allient scénario de qualité, personnages féminins charismatiques pas trop cruches et dessin magnifique (Fuits Basket, Nana, Switch Girl…). Leurs titres shônen sont également de qualité (Beck, Coq de combat). En plus, ils sont précurseurs en terme de lecture en ligne, nous permettant de découvrir les premiers chapitres de leurs titres. Et leur site est simple et clair. Mais ce n’est que mon opinion personnelle.
La quatrième de couverture
 « Tsukimi, venue à Tokyo pour devenir illustratrice, est une fan hardcore de méduses. Elle accède alors au privilège d'intégrer la très select résidence Amamizu, une antre interdite aux hommes et peuplée de jeunes femmes otaku aux passions aussi diverses qu'encombrantes ! Mais alors qu'un soir Tsukimi rend visite à une adorable médusette enfermée dans un minuscule aquarium, son destin va être bouleversé par une jeune fille bien trop fashion pour être vraie...

Princess Jellyfish, c'est l'histoire délirante de six colocataires no life, dont le quotidien hermétique et monomaniaque va se fissurer suite à l'arrivée en fanfare d'une "nana" trop extravertie pour elles. »
Mon avis
La première fois que j’ai entendu parler de Princess Jellyfish, c’était à la Japan Expo 2011 (ça ne nous rajeunit pas). Je m’attendais à une comédie clichée sur l’opposition jolies filles branchées/geekettes  complexées mais j’avais tort ! Entrez donc dans la résidence Amamizu où vivent les Amars, des femmes ayant pour points communs des passions dévorantes et assez inhabituelles comme les trains, les hommes d’âge mûr ou un roman chinois. Ces femmes vivent en dehors du monde, ne sachant pas du tout comment réagir face à certaines situations nous paraissant simples (aller au restaurant, visiter une exposition très fréquentée, parler à quelqu’un de bien habillé…). Mais cette vie leur convient. Jusqu’au jour où Tsukimi rencontre par hasard une jeune femme splendide, l’ennemie typique des Amars . Seulement, la jeune femme n’est pas ce qu’elle semble être et est bien décidée à devenir amie avec ces « princesses otakus », changeant leurs vies à jamais…
Je ne peux pas vous en dire plus parce que le début de l’histoire réserve une sacrée surprise au lecteur (sauf si comme moi vous vous spoilez sans le faire exprès, ce qui gâche tout) mais ce manga est tout simplement génial !
Les personnages sont très attachants et originaux. Ils sont plus âgés que la plupart des héros de shôjos (il ne s’agit ici pas des aventures de lycéens mais d’adultes un peu spéciaux) et surtout, toutes les morphologies sont représentées (petite taille, embonpoint, myopie, dos vouté, silhouette longiligne ou plantureuse…) ainsi que tous les styles (kimonos, fashion victim, jogging, costume, coupe afro...). Les Amars sont toutes très mignonnes et passionnées, très calées dans leurs sujets de prédilection mais complètement à côté de la plaque dans la vie de tous les jours (Mayaya et Banba sont mes préférées pour cette raison). On a envie de les laisser dans leur rêve, voire de les rejoindre. Pour autant, leurs adversaires ne sont pas entièrement mauvais, on se surprend même à les aimer aussi. Je ne sais pas si c’est parce que les personnages ne sont pas des adolescents mais aucun personnage n’est stéréotypé plus que nécessaire (on échappe au schéma héroïne naïve et gentille/peste imbuvable). Et ils sont bien développés, y compris les hommes et les seconds rôles (avant Hanamori le chauffeur, un mec parlant de voitures ne m’aurait pas intéressé mais là je bois ses paroles). L’héroïne Tsukimi est plus classique (orpheline de mère, peu sûre d’elle…) mais elle est touchante et pleine de ressources.
Je craignais au début que les histoires d’amour soient trop prévisibles mais là, je ne suis plus sûre de rien (je veux que Jiji et le père de Kuranosuke finissent ensemble !).
Le dessin est adorable, mêlant style classique avec rondeurs et motifs psychédéliques (ça m’y fait penser toujours). Les vêtements sont trop beaux, on rêve de les porter. Les dialogues sont bourrés d’humour et les références à la pop-culture sont nombreuses, il ne se passe pas un chapitre sans que j’éclate de rire, entre jeux de mots, quiproquos et situations loufoques (le père et l’oncle de Kuranosuke sont des petits vieux complètement imprévisibles, c’est excellent). Et mention spéciale au manga lui-même : les jaquettes sont jolies, colorées, joyeuses…Et le thème de la méduse est respecté jusque dans les pages de notes !
En résumé points forts/points faibles
Les +
-          L’histoire pleine de surprise et marrante
-          Les personnages humains
-          Le dessin
Les -
-          Je n’ai pas d’élément négatif pour ce manga, sauf peut-être le prix, 6€99 (loin, le temps béni où les mangas coûtaient en moyenne 5€75…)
Une note
18/20. C’est un de mes mangas préférés.
Alors à qui le conseiller ?
Plutôt aux filles, quel que soit leur style, car on peut aisément s’identifier à l’une des protagonistes.  Par contre attention, vous aurez peut-être envie de revêtir votre armure de princesse des temps modernes pour conquérir la ville après lecture…
 
 

 

2 commentaires:

  1. Je dois avouer qu'au départ je n'ai pas franchement apprécié le dessin. Par contre, en ce qui concerne l'histoire c'est autre chose. Je trouve l'idée plutôt originale et le thème de la maison pour filles célibataires rajoute du piment. Bref, c'est un manga assez bien, mais j'en ai connu des meilleurs.

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    1. Je pense aussi que le dessin est difficile à apprécier, mais c'est ce qui démarque ce shojo des autres au final :).

      Lilith

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